La vie dans nos villages

Comment rendre la vie plus agréable et conviviale dans nos villages de Haute savoie ?

Une belle journée autour de la Flammekueche de Nathalie et Nicolas. Une occasion de remercier Maryse pour ses années de présidence de l’association des amis de Sallanuve.

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Une question : dans les villages comme la Balme, faut-il rendre piétonnier le centre du village. Ceci obligerait les personnes à aller à pied à la boulangerie et aux autres commerces. Ils feraient un peu de sport et croiseraient plus de monde pour échanger directement. Mais quel impact sur les aînés, les handicapés. Et il faudrait que l’on verdisse un peu le centre du village pour le rendre plus attractif.

J’aimerais que le centre du village ressemble à un centre de village d’autrefois, ce que les Suisses ont réussi dans certains villages du Valais. Éviter de suivre l’exemple des villages qui veulent ressembler à des (petites) villes.

J’approuve et souhaite limiter au maximum les grands bâtiments comme ceux du rond-point de la route de Choisy à la Balme.

Si les brise-vitesse sont utiles pour ralentir les véhicules, ils posent pourtant des problèmes :

  • leur nombre croît très vite, même dans des lieux où ils ne se justifient pas, parfois hors agglomération sans maison à proximité, souvent en sortie de village quand il est normal de reprendre une vitesse de croisière

  • ils sont insupportables, même à très faible vitesse, pour les conducteurs fragiles du dos (près de 30 % de la population adulte), pour les aînés et les professionnels de la conduite qui doivent en passer des centaines chaque jour. Ils limitent les promenades en voiture dans les petits villages pour les handicapés physiques.

  • ils sont très dangereux si on les franchit à vitesse trop élevée, suite à un instant d’inattention toujours possible, en particulier pour les motos : ils peuvent provoquer alors à la fois des ruptures mécaniques, des blessures graves et des accidents potentiellement mortels.

  • ils usent prématurément les suspensions, impliquant des dépenses supplémentaires

  • à la vitesse réglementaire de 30 km/h, ils soumettent souvent les passagers des véhicules à des accélérations verticales supérieures à 3 G. Certains brise-vitesse sont pratiquement infranchissables à cette vitesse réglementaire.

  • ils respectent rarement la réglementation qui impose des contraintes sur leur géométrie : par exemple pour un ralentisseur trapézoïdal, la hauteur est limitée à 10 cm, et la rampe doit avoir une longueur comprise entre 1 et 1,4 m. Selon une enquête du magazine Auto Plus, 40 % des ralentisseurs ne respecteraient pas la réglementation.

  • ils sont injustes, car les véhicules de haut de gamme y sont bien moins sensibles, et, plus larges, ils enjambent les ralentisseurs de type coussin.

  • ils sont très néfastes pour la pollution et l’environnement, tant en termes de CO2 (accélérations multiples) que de particules (freinages souvent brutaux et changements de vitesse sollicitant les embrayages, sources de particules plus importantes que les moteurs diesel modernes) et de bruit et vibrations (choc des roues, redémarrages)

  • ils ne réduisent la vitesse que très localement : les conducteurs pressés ou frustrés réaccélèrent très vite jusqu’au prochain brise-vitesse

  • et ils augmentent la consommation des véhicules et donc la production de CO2. Voici un petit calcul approximatif (à vérifier !) de niveau lycée : Une voiture qui doit passer de v1 = 20 à v2 = 50 kilomètres/heure consomme une énergie de 1/2 m (v2 au carré - V1 au carré), ce qui donne pour un véhicule de 1500 kg un résultat de 17640 Joules ou 4,9 watt-heure. Dans un village qui comporte 5 brise-vitesse et voit passer 200 voitures par jour, l’énergie consommée par les brise-vitesse est donc chaque année de 4,9 x 5 x 200 x 365 = 1 788 500 w-h soit 1788 kilowatt-heure. Ceci correspond à 300 à 500 litres d’essence selon l’accélération des véhicules, payés par les conducteurs, et donc à quelques centaines de kilos de CO2. Pour 100 villages d’un département, cela conduit à quelques dizaines de tonnes de CO2.

Les ralentisseurs sont beaucoup plus fréquents en France qu’à l’étranger, et dans certains départements que dans d’autres. Pourquoi ?

N’y a-t-il pas d’autres moyens de limiter la vitesse ? Les détecteurs de vitesses qui actionnent un feu rouge en sortie d’agglomération devant un véhicule qui a roulé trop vite se rencontrent dans certains pays. Ceci limite la vitesse moyenne et pas seulement la vitesse en un point.

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